Consternation en Ontario : un monopole d’état pour la vente de cannabis

En Ontario, cette province autrement dynamique sur le plan économique, il semble que le gouvernement soit devenu la solution à tout. Quant aux petites entreprises, elles n’ont qu’à aller se rhabiller.

Voilà ce qu’on peut retenir de la plus récente décision du gouvernement de Kathleen Wynne, annoncée vendredi dernier, visant à créer un monopole étatique pour voir à la vente de cannabis au lieu de simplement confier cette tâche au secteur privé et l’encadrer par de la réglementation.

Les fonctionnaires et leurs syndicats sont aux petits oiseaux. Cette nouvelle mission, sous la direction du LCBO, va engendrer la création de 2 000 emplois de « fonfons » et générer l’ouverture de 150 points de vente à travers la province.

Comme on le mentionnait la semaine dernière, alors qu’un député du Parti québécois a eu la même idée saugrenue, imaginez les coûts astronomiques de l’affaire :

  • créer une toute nouvelle bureaucratie pour encadrer cette activité;
  • engager 2 000 fonctionnaires syndiqués et grassement payés pour vendre du pot;
  • trouver, ouvrir et aménager 150 points de vente;
  • assurer l’achat, la négociation et la distribution de plusieurs variétés et sortes de cannabis;
  • s’occuper de la vente en ligne.

Et pourquoi, grand bon sens, le secteur privé ne pourrait-il prendre en charge tout cela, à ses frais?

Et comment ne pas voir clairement, lucidement, que les coûts astronomiques engendrés par cette machine hautement inefficace vont tous obligatoirement se répercuter sur le prix de vente, qui ne sera JAMAIS compétitif avec celui du marché noir!

L’aveuglement du gouvernement Wynne est tel dans ce dossier que force nous est d’admettre que sa philosophie profonde, son ADN vise à engraisser le gouvernement et la fonction publique au très large détriment des payeurs de taxes.

C’est un gouvernement qui cultive aussi, par ailleurs, un mépris affiché envers l’industrie des dépanneurs.

Qu’on en juge :

  • bilan médiocre en matière de lutte à la contrebande de tabac, l’Ontario affichant encore des taux de contrebande de 25% et plus tandis qu’au Québec, il se situe en bas de 15 %;
  • réglementation et taxation du tabac très sévère;
  • ouverture de la vente de bière mais dans une centaine de supermarchés seulement, ET PAS dans aucun dépanneur;
  • imposition du salaire minimum à 15 $ /heure à compter du 1er janvier 2019.

L’Ontario devient de plus en plus une influence néfaste pour le Québec. Son socialisme débridé encourage les mouvements les plus radicaux qui — des syndicats, partis de gauche, groupuscules et autres — veulent tous la même chose, soit abolir les libertés individuelles, limiter le droit de propriété et réduire le secteur privé au profit du secteur public. C’est une philosophie débilitante qui n’a jamais fonctionné et qui ne fonctionnera jamais, et pourtant, on s’évertue à la reproduire.

N’est-ce pas cela, la définition de l’insanité selon Einstein? Toujours refaire la même chose en espérant un résultat différent.

DepQuébec

Cet article est rédigé par DepQuébec, le premier portail web au Québec de l'industrie des dépanneurs. / This article is written by DepQuebec, the first web portal devoted to the Quebec depanneur industry.

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